La Halle Pajol

La Zone d'Aménagement Concertée Pajol - La Halle Pajol

La ZAC Pajol : une offre diversifiée d’équipements et d’activités 

 

Le projet de la Mairie de Paris et du 18e a été conçu par l’agence d’architectes/paysagistes Galiano/Simon/Tenot et aménagé par les opérateurs SEMAEST et ALTAERA COGEDIM.
La Halle Pajol héberge aujourd'hui une bibliothèque municipale, une Auberge de Jeunesse de 330 lits, des salles de séminaire et de spectacle, une boutique design, une épicerie américaine, un coffee shop, un bar-restaurant concept, un fablab et d'autres structures.

 

La Halle Pajol : histoire, architecture et contexte urbain

 

Situé dans le nord-est parisien le long du faisceau de la gare de l’Est, la halle Pajol est au cœur du quartier de La Chapelle, dans le 18e arrondissement. 

Depuis la seconde moitié du 19e siècle, le site de 3,4 hectares a été marqué par les débuts de l’ère industrielle et l’évolution du chemin de fer. Après la guerre de 14-18, avec le dédoublement des voies de la gare de l’Est, des infrastructures de fret ferroviaire sont construites le long du faisceau. C’est ainsi qu’en 1926 sont édifiées une longue halle métallique comme plateforme de chargement pour les marchandises et un bâtiment de béton style art-déco dédié aux messageries. L’ensemble portera le nom de «messageries de l’Est» durant toute l’activité industrielle qui s’étendra pendant près de soixante-dix ans jusqu’au début des années 1990.

Pendant son activité, la halle Pajol, desservie par quatre voies ferrées, était destinée au chargement et déchargement des colis postaux. Avec une technologie constructive caractéristique d’une architecture fin 19e siècle, la halle Pajol a été un bâtiment industriel très fonctionnel en matière de dispositifs de circulation et d’organisation de ses volumes intérieurs.

 

Un projet concerté grâce à la mobilisation des habitants

 
 

Après l’arrêt de l’activité industrielle, le site appartenant à la SNCF devient une friche urbaine. En 1994, la Ville de Paris prévoit d’acquérir le terrain, de raser la halle ainsi que le bâtiment des messageries pour y construire un lotissement de plus de 600 logements. Les riverains et les associations locales se mobilisent contre ce projet  dans un quartier déjà très densifié et dépourvu d’espaces verts et d’équipements de proximité. Ce projet sera suspendu en 1999 puis relancé au début des années 2000 sur la base d’une programmation plus en adéquation avec les attentes des habitants.

Durant la période de la friche urbaine qui va du milieu des années 90 au démarrage de chantier du nouveau projet, des artistes, des associations socio-culturelles, des jardins partagés, un parquet de bal transformé en théâtre… occuperont les lieux de façon éphémère et permettront ainsi d’expérimenter de nouvelles formes d’expression artistiques au plus près de la population.  


Une réabilitation solide et durable

 

En 2002, avec le soutien d’une équipe pluridisciplinaire de professionnels bénévoles (urbanistes, architectes, sociologues), des habitants et des associations locales s’organisent en collectif et fondent la Coordination Espace Pajol (CEPA). Comme acte fondateur, la Coordination pose comme préalable à tout nouveau projet, le principe de la réhabilitation de la halle Pajol, témoignage patrimonial et industriel qui a fortement marqué l’histoire du quartier de La Chapelle.

Pour la CEPA, dans la perspective programmée d’un renouvellement urbain prévu bien au-delà de Pajol (jardins d’Eole, 104, Paris Nord-Est…), le défi essentiel du nouveau projet est de combiner « rayonnement parisien et attentes locales fortes » de manière à en faire un lieu structurant et exemplaire sur le plan environnemental et du développement durable.

Pendant plus de dix ans de 2002 à 2013, un processus inédit de concertation associera les différents acteurs ‘’institutionnels’’ (élus, services de la Ville, opérateurs, architectes, paysagistes…) et de la société civile (riverains, associations, collectifs dont la CEPA, conseils de quartier…) à l’élaboration du projet urbain. Au terme de ce processus, la halle pajol et le bâtiment des messageries ont été réhabilités. Grâce à la mobilisation de tous les acteurs, des équipements (Bibliothèque, gymnase, auberge de jeunesse, salle d’assemblée-spectacle), des établissements scolaires et universitaires (collège, IUT), des commerces  et des espaces publics (esplanade, jardins) ont été réalisés. Doté d’une empreinte écologique forte et d’une bonne desserte de transports en commun, le site Pajol répond aux besoins des riverains et des usagers ou visiteurs de passage qu’ils viennent de Paris, de France ou de l’étranger.

 
 

La Halle Pajol accueille sur sa toiture la deuxième plus grande centrale solaire photovoltaïque urbaine en France. Celle-ci compte 1988 panneaux solaires d’un total de 3500 m² pour une production de 410.000 kWh/an. L’Auberge de Jeunesse est un bâtiment à basse consommation d'énergie et à quasi énergie positive c’est-à-dire qu’elle produit d’avantage d’énergie qu’elle n’en consomme. Les 220 m2 de panneaux solaires thermiques, couvrent les besoins en eau chaude sanitaire de l’Auberge de Jeunesse. Les nouvelles technologies et les innovations techniques comme le système de powerpipe, la VMC double flux et le puits canadien permettent, également, de faire d’importantes économies d’énergies.